lundi 2 juillet 2007

Livre Attali: Une Brève histoire de l'avenir
Commentaires livre J ATTALI : Une Brève histoire de l’avenir.


Il y aurait un ordre Marchand qui nous mènerait au désastre ou des élites altruistes qui nous conduiraient au paradis.
L’analyse des événements passés est paradoxale : en même temps l’économie de Marché à généré une hausse du niveau de vie pratiquement exponentielle dans la plus part des pays et en même temps elle augmenterait le nombre de pauvres.
J’ai entendu l’auteur dire le contraire récemment.
Il faudrait interroger les « pauvres » pour savoir s’ils préfèrent être pauvres aujourd’hui ou pauvres il y a 50 ans.
Pour la France en valeur absolue le « pauvre » d’aujourd’hui est deux fois plus riche que le pauvre en 1977.
Même si l’écart entre les extrêmes s’accroît cela concerne peu d’individus, et il me semble que si l’on tient compte de la redistribution, il y a un resserrement autour de la valeur médiane.
Donc nous serions sauvés par une classe altruiste, mais en ce qui concerne la France l’auteur recommande de « Renforcer l’efficacité du Marché », de promouvoir le goût du travail et de la concurrence.
On retrouve là le paradoxe de la pensée socialiste : les individus sont « génétiquement » altruistes mais il est nécessaire de les obliger à être équitables et généreux.
L’auteur écrit page 254 : « une baisse d’impôt avantagera les riches, les services publics deviendrons payant, ce qui pénalisera les plus pauvres.»
Pour augmenter le niveau de vie il faut abaisser le coût des services : qu’ils soient publics ou privés !
Malgré une gestion « altruiste » des services publics leur coût ne cesse d’augmenter car personne n’a un intérêt personnel direct à ce que ce coût baisse. (Voir les nombreuses réformes proposées par l’Auteur).
Seule une gestion privée du service public peut permettre une baisse des coûts parce que l’intérêt personnel du gestionnaire est directement lié à la performance du service.
On peut avoir une baisse des impôts sans que cela augmente le coût pour les plus pauvres.
L’utilisation des gains de productivité peut faire débat, encore faut-il qu’ils existent.
La gestion de l’assurance est un bon exemple d’un service public géré par des sociétés privées.
Les collectivités locales qui confient la gestion du risque maladie et arrêts de travail à des sociétés privées et non à la Sécurité sociales peuvent témoigner de l’efficacité du système.

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