L’émission de Daniel Mermet du 17-1-08.
Je l’ai écouté, et j’ai lu les commentaires, sur le site France Inter.
Sur l’idée que « les riches » ne le sont que parce que certains travaillent pour eux, ou du moins ont besoin des autres pour pouvoir s’enrichir :
C’est une évidence autant que sa réciproque.
Peut-on reprocher aux médias de vivre et de dépenser beaucoup d’argent en « exploitant » la misère ou la richesse des gens.
On peut être choqué par les dépenses somptuaires de certains, comme on peut-être au minimum surpris par les coûts de certaines émissions du « service public » en rapport avec leur contenu.
Quelle est la légitimité des uns et des autres pour dépenser de telles sommes et d’en choisir l’objet ?
Lors qu’un « riche » achète une voiture « rouge », ce sont d’abord des heures de travail qu’il achète.
La question devient la suivante : Doit-on consacrer des heures de travail a construire des voitures « rouges » alors que la vitesse est limitée à
Ces heures de travail ne seraient-elles pas mieux utilisées à construire des logements.
Qui va décider de cela ?
En poursuivant ce raisonnement on arrive vite à la conclusion qu’il n’y a que deux façons d’y arriver :
Soit on compte sur l’ « instinct de solidarité et de générosité» des individus.
Soit on instaure une dictature.
La première solution me semble utopique.
Je ne suis pas favorable à la seconde.
La solution adoptée par les démocratie est d’utiliser l’ « instinct de profit et d’égoïsme des individus » dans l’intérêt de tous.
C’est pourquoi il faut construire des voitures « rouges » et produire des émissions de radio même si on peut en être choqué.